«Le  socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale»
Jean Jaurès




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Dates à retenir

Assemblée citoyenne
Ambérieu en Bugey
Vendredi 27 janvier



Assemblée citoyenne
Belley
vendredi 3 février



Meeting de Jean-Luc Mélenchon
Villeurbanne
Mardi 7 février
(déplacement nous contacter)


Assemblée citoyenne
Pont de Vaux
Mardi 21 février



Les liens de la semaine

Meeting du FDG à Besançon

Comprendre la dette publique



Avec cinq ans sous la férule de Sarkozy

Jamais une droite n’avait atteint ce niveau de destruction sociale et du vivre ensemble.
Jamais autant de détricotage des acquis sociaux et républicains.
Jamais autant d’atteinte à la personne au cœur de la patrie des droits de l’homme.
Jamais autant de pouvoir laissé aux privilégiés de la finance.
Jamais creusé autant les inégalités au profit de quelques amis qui ont construit leur richesse au dépend de millions de pauvres et ce, dans une France qui regorge de richesse.


Cinq ans de Sarkozysme, dix ans de droite, la république est en lambeaux. Explosion des inégalités, chômage de masse, destruction méthodique de tous les services publics et des protections collectives, chasse aux immigrés.... La liste est trop longue pour être énumérée ici mais une chose est certaine, ce gouvernement en particulier, a tout mis en œuvre pour affaiblir les outils dont dispose la république pour atteindre l'idéal commun « liberté égalité fraternité ».

La liberté tout d'abord, les lois liberticides se succèdent LOPPSI2 , généralisation de la vidéo-surveillance, fichage biométrique et des enfants dès la maternelle, internet sous surveillance, contrôle et espionnage des médias, aucun aspect de notre vie n'est épargné.

Dans tous les services publics c'est l'alarme, l'éducation, la santé, la justice, tous n'arrivent plus à remplir leurs missions par manque de moyens et d'organisation. La LOLF et la RGGP sont les principales armes utilisées par ce gouvernement pour détruire notre bien commun.
Or quand les services publics reculent ce sont les inégalités qui progressent. Le bilan de la droite est sans appel (voir observatoire des inégalités).

Face à cette grande régression le pouvoir a besoin de désigner des responsables pour légitimer sa politique, on stigmatise alors les immigrés, les chômeurs, les « assistés » qui ne se lèvent pas le matin et « profitent » de la solidarité nationale. Désormais nous sommes tous potentiellement des fraudeurs aux prestations sociales qu'il faut réprimer sévèrement. Comment la fraternité peut elle résister à un tel acharnement ?

Les solutions basées sur la suspicion, le contrôle social et la répression proposées par une droite de plus en plus extrême mais aussi par l’extrême droite ne peuvent nous mener qu'à un recul de civilisation. Certains pourront rétorquer que finalement tout ne va pas si mal, que les choses peuvent s'arranger, que notre système est le moins mauvais. Certes, il reste encore quelques morceaux de nos progrès passés mais ce qui doit nous inquiéter c'est la direction que prennent nos sociétés.

Il est donc urgent de faire barrage à la propagation de cette pensée et d'arrêter cette politique. Pour cela le FDG propose d'engager une nouvelle renaissance de la République. Il nous faut dès aujourd'hui reprendre collectivement notre destin en main et prendre un autre chemin, ne laissons pas l'argent et les oligarques diriger notre vie et n'oublions pas que le peuple aussi fait l'Histoire. Agissons pour notre émancipation, prenons notre destin en main.
La République issue de la révolution a voulu réunir la liberté, l'égalité et la fraternité. Reprenons cette quête en ayant en tête que ces idéaux ne peuvent que prospérer ensemble ou s'autodétruire.

Sébastien Boileau
Candidat du Front de Gauche
1ere circonscription de l'Ain




Hollande : difficile de rêver

François Hollande devait sortir aujourd'hui de l'ambiguïté. Force est de constater qu'il ne nous a pas convaincu, même si des mesures ont été annoncées comme sur l'égalité des droits ou sur l'accès à l'énergie et à l'eau.

Mais alors que les français sont préoccupés en priorité par la question des salaires et de l'emploi, ces deux points sont les grands absents de son discours.

Il n'est pas avare de déclarations sur la réorientation des politiques européennes mais comment y croire alors qu'il ne donne aucune précision sur les moyens pour y parvenir. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les politiques libérales et leurs conséquences sur la dégradation des services publics, grands oubliés de ce discours, ne soient pas remises en cause.

On a enfin appris quelle était sa position sur le nombre de fonctionnaires : il propose donc un gel loin des besoins nécessaires dans l'éducation, la santé...

Tout repose sur un retour hypothétique de la croissance, dont il n'interroge ni son contenu social ni son contenu environnemental.

La réforme fiscale proposée est bien timide et bien éloignée des propositions du Front de Gauche sur la répartition des richesses. François Hollande, encore un effort pour être écologiste et vraiment à gauche.

Martine Billard,
co-présidente du Parti de Gauche
Dimanche, 22 Janvier 2012




Face à la finance, nous on peut !

« Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) ! », affirmait en 2007 Denis Kessler, alors vice-président du MEDEF. La crise que nous traversons aujourd'hui est devenue un nouveau prétexte pour détruire les acquis du CNR. Au sortir de la seconde guerre mondiale, les forces réactionnaires étant discréditées, les résistants prennent le pouvoir. Ils décident alors de traduire politiquement les valeurs de solidarité et de partage qui leur ont permis de résister et pour beaucoup de survivre durant l'occupation. La ligne politique du CNR sera donc : « assurer les pertes, partager les richesses ». L'augmentation des impôts sur les revenus, le renforcement du droit au travail et l'éducation pour tous sont les traductions concrètes du partage des richesses quand l'assurance maladie, la retraite et les indemnités chômage sont l'expression de la socialisation des pertes. C'est tout cela que la droite souhaite abolir progressivement.

Rétablir les valeurs du CNR

La crise n'y est pour rien, c'est un prétexte : en bon défenseur des oligarques, l'UMP aurait sans la crise remis en cause l'âge de la retraite, le droit du travail et la Sécu. Ses intentions sont aussi claires que ses actions systématiques et contre-révolutionnaires. « Privatiser les gains et socialiser les pertes » telle est leur ligne et ils la tiennent! Baisser les impôts sur le revenu (bouclier fiscal), libérer la circulation de l'argent (CDS, la titrisation), et faire des marchés la priorité politique (indépendance de la Banque centrale, casse des droits économiques et sociaux) sont des manifestations de la privatisation des gains, les plans de rigueur étant quant à eux l'application de la « socialisation des pertes ». Pas de « sacrifices nécessaires », rien d' « inévitable », mais bien l'application d'un projet politique. Il est temps que cela cesse. Le Front de gauche rétablira les valeurs de partage et de solidarité. Certains diront à juste titre qu'une telle politique attirera les foudres des marchés sur la France. Voilà pourquoi, parmi les mesures qui seront mises en place, un grand nombre d'entre elles serviront à dompter les animosités des « marchés ».

Tout d'abord, nous séparerons les banques de dépôt (celles qui s'occupent des épargnants) de celles d'investissement (celles qui s'occupent des spéculateurs). Cette division permettra, non seulement de protéger les petites épargnes, mais également en cas de crise de laisser s'effondrer les banques d'investissement de telle manière que les spéculateurs paient enfin les conséquences de leurs actes. Quand on joue au casino, on ne peut pas demander aux citoyens de rembourser à chaque fois que l'on perd!

Interdire les CDS et la titrisation

Nous supprimerons également la titrisation. Ce procédé était censé réduire le risque pris par les créanciers en le « mutualisant ». En réalité il a rendu les créanciers irresponsables et diffusé le risque dans tout le système financier. Quand le marché immobilier américain s'est retourné, plus personne n'a été en mesure de repérer tous les portefeuilles infectés par les titres « subrimes ». Résultat, la confiance disparaît et les banques ne se prêtent plus. Les conséquences ? La crise financière de 2008 a accouché d'une crise économique majeure.

Imaginez maintenant que vous souscriviez à une assurance vie et que le bénéficiaire puisse librement transférer ses droits à n'importe qui. Cela vous conviendrait-il ? Si cette pratique est interdite, elle se nomme « CDS » sur les marchés financiers. Lorsqu'une banque prête à un Etat, elle s'assure en cas de défaillance de l'Etat : elle prend un CDS. Ces banques peuvent ensuite vendre ces CDS à des fonds d'investissement qui ont alors tout intérêt à ce que l'Etat s'effondre. Voilà l'origine des « attaque spéculatives » que subissent certains Etats. Nous interdirons donc les CDS.

Nous interdirons également les crédits sur hypothèques. Ces crédits permettent à quelqu'un, qui n'a pas assez d'argent pour accéder à un prêt, de mettre en balance la valeur de son bien immobilier. Le danger est alors double : non seulement, si les personnes n'ont pas l'argent pour rembourser les prêts, elles sont obligées de rendre leurs maisons et se retrouvent alors à la rue, mais en cas de baisse de la valeur de l'immobilier en général, les banques ne peuvent plus se faire rembourser leurs prêts. Elles font faillite. La crise des « subprime » a ainsi été déclenchée.

Perdre le triple A, et alors ?

Vouloir mettre en œuvre de telles mesures s'oppose aux intérêts de tant de puissants qu'aucune naïveté n'est permise. Les oligarques mettront en place des mesures contre-révolutionnaires. Le premier sera de faire perdre le triple A, ce qui mécaniquement augmentera le coût de notre dette. Mais nous nous y sommes préparés.

Dans un premier temps, nous ferons un audit citoyen de la dette afin de déterminer celles que nous rembourserons et celles que nous considérerons comme illégitimes. Il n'est pas question que les travailleurs paient les dettes issues d'un appauvrissement volontaire de l'Etat au profit des puissants et qui a plongé l'Europe dans une crise sans précédent. Pour le reste, Le Front de gauche s'engagera au remboursement. Pour cela, nous demanderons un changement de statut de la Banque centrale européenne (BCE). Dans une volonté de soumettre les Etats aux exigences de l'économie, le seul objectif de la BCE aujourd'hui est la stabilité des prix et des marchés. L'absurdité d'une telle rigidité apparaît au grand jour en ces périodes de crise. Ne pouvant pas prêter directement aux Etats pour aider à la baisse du chômage, la BCE est obligée de prêter aux banques privées dans l'espoir qu'elles prêtent de l'argent à l'économie réelle et aux Etats. La conséquence inique d'un tel système est que des banques privées qui empruntent de l'argent quasiment gratuitement de la BCE le prêtent à des taux pouvant aller jusqu'à 25 % ! Absurdité supplémentaire, elle refuse de prêter des masses considérables de dépôts qui dorment en pension auprès de la BCE. Il est grand temps que la BCE puisse prêter directement à des taux quasi nuls. Une telle solution permettrait aux Etats de mener des politiques de relances, de payer leurs dettes et de s'émanciper des pressions des marchés. Si l'Union Européenne refuse, signifiant ainsi qu'elle sacrifie la pérennité des Etats et le bien-être de sa population à celui des marchés, nous désobéirons au Traité de Lisbonne. Nous mobiliserons la Banque de France pour prêter à la France et l'émanciper de la tutelle des marchés. Et nous rendrons l'argent du pôle financier public disponible pour relancer l'activité socialement utile et environnementalement soutenable.

A tous ceux qui pensent qu'« assurer les pertes et partager les richesses » n'est pas possible à cause des circonstances, le Front de gauche leur répond, propositions à l'appui, « Nous, on peut ! ».